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Et si j'arrêtais de me comparer aux autres ?

Jouons carte sur table et dites moi lequel ou laquelle d'entre-vous peut admettre en toute franchise qu'il n'a jamais ô grand jamais, envié ou jalousé un ami, une sœur, un collègue ? Personne évidemment.

Mais pourquoi avons nous tendance à nous comparer et de ce fait à nous mutiler intérieurement ? 

 

Regardons autour de nous, on dirait bien qu'à chaque instant, toute la société se ligue pour nous empêcher de nous accepter tel que nous sommes : presse féminine (ouh le beau fessier retouché !), éducation (ta sœur est blonde et mince, toi tu es brune et maigre), économie, politique, travail... Pas facile de s'aimer et d'avancer dans l'amour de soi.

 

Il y a aussi ce sentiment de ne jamais en faire assez même si nous avons atteint notre objectif. Nous estimons au final en être... nulle part.

Bref encore plus et jamais assez.  

 

La comparaison est pour la femme ou l'homme que nous sommes une façon de nous motiver : " je n'ai pas cela mais j'y arriverai un jour ou l'autre, il faut juste que...".

C'est aussi par un processus appelé "intériorisation"  que beaucoup d'entre-nous vivons avec une petite voix intérieure, le fameux parent normatif. Vous savez cette petite voix qui vous dit :"Mais décidément ma pauvre fille tu n'es bonne qu'à rester à la maison, regarde ton frère lui il ...".

Mais la compétition n'est pas aussi bénéfique qu'on le pense. Elle peut même jouer en la dévalorisation de l'estime de soi du perdant. Il se sent alors accablé, incapable de remonter la distance qui le sépare du gagnant. Si on y réfléchit bien, les meilleurs résultats de la comparaison viennent de la mise en compétition que nous nous faisons à nous-même et d'autant plus lorsque nous acceptons que nous avons fait de NOTRE mieux.

Cette insatisfaction nourrit notre parent normatif et de ce fait fragilise notre besoin de sécurité intérieure. Ainsi par trop de comparaisons nous éprouvons des difficultés à nous lier aux autres.

 

Alors quoi faire ? Je suis tentée de vous dire qu'au lieu de chercher les différences apprenons plutôt à chercher les points communs et à pratiquer la gratitude. En quelques jours toutes ces belles pensées traceront de nouvelles connexions neuronales et cette manière de penser deviendra quasi naturelle.

 

Vive la plasticité cérébrale, vive le cerveau, vive moi !

 

Chloé 

 

© Chloé Mousseau